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Publicité en ligne : 7 tendances pour 2021

Ca y est, nous somme en 2021 : Bonne année à toutes et à tous !

Pour bien commencer l'année, nous vous proposons 7 tendances de la publicité en ligne.

Encore un peu plus de pub en ligne

Il y eut le choc de mars-avril, 1er confinement. Nombre de marques ont suspendu un temps leurs investissements, et le secteur a retenu son souffle. Puis la pub a repris, sauf les secteurs les plus touchés et les médias de mobilité.

Au final, la pub aura connu en 2020 une baisse significative, mais moins forte que prévue. D’après Magna, par exemple,  elle sera de - 7% contre - 13% attendus initialement. 

La pub en ligne, elle, s’en tire plutôt bien. Elle est tirée par le commerce en ligne, et plus généralement par la forte consommation du net pendant la pandémie.

La tendance s’est accélérée : la pub en ligne représente en France déjà 55,2% des investissements totaux selon Magna. Une part de marché qui devrait se confirmer voire légèrement s’accroître en 2021.

La part des média linéaires s’érode lentement, sûrement. 

Besoin de repères : le retour de la presse 

La presse est en crise. Certes, mais depuis la pandémie elle n’a jamais été autant fréquentée. La pandémie a dopé la consultation des sites média, et les abonnements numériques ont connu une croissance sans précédent.

Deux exemples, qui concernent des publics bien différents : Le Monde avoisine désormais 350 000 abonnés numériques (+ 60 % en un an), et Le Parisien 40 000 (+100% en un an) et leurs ambitions sont fortes pour les années à venir.

Face à l’incertitude, à l’heure de la désinformation, ce sont des repères. La presse magazine n’est pas en reste, portée par la soif de contenus thématiques (cuisine, bricolage…).Les marques média ont été au rendez-vous. Le succès des abonnements et la multiplication des paywalls rendent la dépendance à la pub moins forte.

Mais en même temps, d’après une étude Ipsos, seuls 15 % des Français sont prêts à payer pour de l’information. Alors même que les inventaires publicitaires ont fortement crû depuis la pandémie. Potentiellement, la situation est donc pleine d’opportunités. La tentation n’est pas tant de se passer de la pub, mais certainement de faire mieux. La valorisation en profiterait.

Le ciblage revisité : le contextuel en hausse

Une étape majeure s’ouvre pour la publicité en ligne : le sans cookie. Entendez le sans cookie tiers. L'utilisation du cookie tiers à des fins publicitaires est fortement limité par le RGPD. Dans un an, il ne sera plus supporté par Chrome, le navigateur de Google utilisé par près de 60% des internautes en France.

En attendant des standards en accord avec Google dans le cadre de sa Privacy Sandbox, l’industrie s’est naturellement pressée pour trouver des solutions cookieless possibles.

L’une d’entre elles émergeait depuis quelque temps, mais la crise du cookie tiers a conduit nombre d’acteurs et d’éditeurs à s’y intéresser voire à s’y précipiter : le contexte. C’est-à-dire un ciblage des publicités non pas sur le profil de l’internaute mais en fonction des contenus, et des thématiques de contenus qu’il consulte. Le contextuel est d’autant plus légitime que les contenus de qualité proposés par les media premium  ont connu une explosion en termes d’audience depuis la pandémie.

L’approche par le contexte s’inscrit à rebours d’un hyper ciblage des audiences. On atteignait des niveaux d'hyper personnalisation parfois peu efficaces. Cette suroptimisation de la data personnelle avait de plus l’inconvénient de nourrir une chaîne d’intermédiaires techno et data, plutôt opaque et qui captait une part non négligeable de la valeur entre la marque et le média.

L’identité : vers une publicité de la précision

La fin du post-cookie tiers pose deux problèmes :

Une réponse : les solutions d'identité.  Elles ne remplissent pas toutes les fonctions du cookie tiers, mais présentent plusieurs avantages utiles, voire vertueux.

Dans le monde post-cookie tiers, sont clairement avantagés les supports détenant une connexion avec les internautes, qu’il s’agisse d’un abonnement ou d’une inscription.  En effet , il leur est possible de détenir et maintenir en propre un profil de des internautes.

Pour donner plus de puissance et de finesse, des solutions d’identité permettent de suivre l'internaute dans son parcours, d’enrichir des données tierces et consenties les profils et d’agréger autour d’alliances des acteurs n’ayant pas la voilure des grandes plateformes.

Ces solutions tendent à se multiplier, encore faut-il qu’elles deviennent interopérables. 

Fait remarquable : la publicité en ligne s’adresse enfin à des individus, et non plus à des cookies - on parle de people based marketing. Transformation de la pub en ligne? Transition vers un âge de la précision ?Il se pourrait bien,  qu’à l’heure de l’identité, la publicité en ligne progresse.


La télé chamboulée par la vidéo

La télé à son tour est bel et bien disruptée. Tout s’est accéléré en 2020. En 2021 ce devrait être pire.

Question de valeur : vers une pub en ligne moins “bad” ? 

On en entend moins parler mais de l’adblocking, la publicité en ligne est-elle pour autant plus acceptée et aimée ? Sans doute le RGPD a le mérite de rassurer au moins sur un aspect, et pas des moindres : la vie privée. Il reste qu’à l’heure des engagements sociétaux,  on peut noter plusieurs axes dans lesquels l’industrie publicitaire est attendue.

Search, social… et Retail Media : triopole ouvert ? 

Trois secteurs de la publicité en ligne ont connu une forte croissance depuis la pandémie :

Au sommet des trois catégories, l'on retrouve les grands leaders Google, Facebook et Amazon (Amazon, dont on peut estimer, d’après les derniers résultats publiés, le chiffre d’affaires publicitaire à 21 milliards de dollars pour 2020 !). Ils devraient continuer de peser toujours plus sur le marché…

Mais, et c’est une tendance qui se confirme, pour être dominants, ils n’en sont pas moins de plus en en plus talonnés dans leurs catégories respectives.

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