Viuz

Près de deux entreprises sur trois font face à une forte disruption (Accenture)

Une nouvelle étude d’Accenture démontre que la disruption est déjà une réalité pour la plupart des entreprises dans le monde. L’étude révèle que le fait de voir son entreprise menacée par l’arrivée de nouveaux entrants, l’innovation technologique, les changements réglementaires, sociaux ou encore démographiques n’a rien d’aléatoire et d’incontrôlable, mais suit un modèle identifiable, compréhensible et qu’il est possible de s’y préparer.

L’étude analyse 3629 grandes entreprises dans 82 pays (dont la France) selon deux dimensions : le niveau actuel de disruption et le risque de disruption à venir. Parmi les principaux enseignements : Près de deux tiers (63 %) des entreprises sont actuellement confrontées à des niveaux élevés de disruption et près de la moitié (44 %) d’entre elles montrent des signes de vulnérabilité à une disruption à venir.

 

Dans cette étude, Accenture a développé un « indice de vulnérabilité à la disruption » en identifiant 15 facteurs qui caractérisent ce processus de transformation d’un marché. Les chercheurs ont pris en compte la présence d’acteurs « disrupteurs », la performance financière, l’efficacité opérationnelle, l’engagement en matière d’innovation et les capacités de rebond des entreprises.

 

Les dirigeants peuvent utiliser l’indice pour comprendre où se situe leur secteur d’activité et pourquoi. L’indice leur permet d’identifier les risques et les opportunités, et de préparer ainsi une réponse stratégique adaptée. Accenture a utilisé l’indice pour positionner des entreprises dans 20 secteurs et 98 sous-secteurs selon quatre phases de disruption :

 

 

 

 

 

« La disruption est fréquente et inévitable, mais elle est aussi prévisible », affirme Pascal Delorme directeur d’Accenture Digital en France et au Benelux. « Les dirigeants doivent déterminer où se positionne leur entreprise et qu’elle est la vitesse probable du changement. Plus ils analysent les changements en cours, mieux ils pourront prévoir et identifier les opportunités de créer de la valeur, et d’innover. Analyser l’application des nouvelles technologies à leur secteur permet d’anticiper les changements disruptifs (ce que font les entrepreneurs).»

 

Où se situe votre entreprise ? L’indice de vulnérabilité à la disruption d’Accenture positionne les secteurs d’activité selon quatre phases de disruption

 

Selon le rapport, chaque phase de disruption nécessite une réponse stratégique distincte :

 

 

 

 

 

 

« Pour bien vivre la disruption et pas seulement y survivre, les entreprises doivent se transformer et développer leur cœur de métier tout en développant de nouvelles activités innovantes », poursuit Pascal Delorme. « Le numérique joue ici un rôle crucial. Nous avons constaté que plus la performance numérique d’un secteur est faible, plus il est potentiellement exposé à la disruption. Le digital peut aider les entreprises à être plus résilientes en exploitant les produits existants, en développant des services technologiques innovants, mais aussi en réduisant les coûts ou en augmentant les barrières à l’entrée. »